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Descriptif de l'étape:
Dans le grand bain
Avec 654 km au programme dont 381 de secteur chronométré, les pilotes affrontent aujourd’hui la première longue étape africaine, où des qualités d’endurance et de lucidité seront indispensables. Avant de rentrer dans le sud marocain profond, le rallye n’est pas encore confronté aux grandes étendues de sable mais les concurrents les moins expérimentés feront connaissance avec les pistes de terre réputées pour être particulièrement caillouteuses et cassantes.
L’annulation de la 1ère spéciale marocaine, prévue pour servir de précieuse mise en jambes, est notamment une mauvaise nouvelle pour les débutants à moto, qui seront directement plongés dans le grand bain. Les pilotes autos ont certes pu bénéficier d’un échauffement de qualité hier, mais devront tout de même être vigilants, les grosses pierres étant notamment impitoyables avec les trains avant. Le leader du classement général Robby Gordon, qui a été très rapide sur les tracés courts des premières étapes devrait, selon le directeur sportif Patrick Zaniroli, « assurer dès aujourd’hui un rythme plus conforme à un Dakar pour pouvoir arriver au bout ».
Anéantie par un tremblement de terre le 1er mars 1960, la ville a retrouvé son activité d’avant la catastrophe. Agadir est aujourd’hui le premier port de pêche du Maroc et affirme sa fonction de capitale régionale. C’est aussi le premier pôle touristique du royaume grâce à son climat, à son importante infrastructure hôtelière et à son nouvel aéroport.
Dernière étape Marocaine du rallye qui commence réellement ici, puisqu’après on rejoint la Mauritanie à Smara et le départ des grandes étendues désertiques.
Au revoir les contreforts de l’Atlas, la piste devient progressivement plus rapide. Caillouteuse et piégeuse. Il faut être vigilant pour ne pas aller à la faute.
Cette étape résume à elle seule tous les types de terrain que nos pilotes seront amenés à rencontrer par la suite. Après le passage de la frontière la piste devient pur sable et va très vite. La deuxième partie de cette spéciale propose une alternance de passages lents et rapides, sur une piste majoritairement sinueuse.
Cette deuxième moitié, nouvelle pour tous les concurrents, s’achève sur un très long schott. Les écarts entre les pilotes se creuseront dès cette étape.
Hier, en fin d'après-midi nous attendions toujours les nouvelles batteries qui devaient arriver déjà le jour avant.
Normalement tout doit être OK pour demain (ce matin). Celso ne cachait pas une certaine appréhension à ce sujet mais restait confiant. KTM ne peut pas rester sans rien faire pour ce problème technique qui touche pratiquement tous les modèles Katé 660. Donc des batteries il y en aura pour tout le monde à partir de ce soir.
Quino confirme le manque de puissance de sa 450. Le bougre a pris du poids ou alors il reste debout sur le frein...
Côté pénalités, celles que nous avons écopé lors du transfert Barcelone - Grenade, il semblerait, d'après la direction de course, qu'elles seront annulées. Nous attendons donc toujours confirmation.
23h00 le 3 janvier 2005 – KTM au travail
La firme autrichienne KTM a dû faire face à une « mini-crise » en ce début de Dakar devant l’épidémie de pannes de batterie qui a touché une très grosse majorité des pilotes amateurs engagés sur leurs motos. Presque tous ceux qui ont acheté une moto de l’année ou qui ont changé leur batterie par une neuve récemment ont en effet connu des problèmes dans les premières étapes. Face au mécontentement de ses clients, KTM a dans un premier temps expliqué que ces incidents pouvaient être liés à l’installation du nouveau système de sécurité Sentinel. Mais vérifications faites, il s’agit bien d’un défaut de fabrication général dont KTM a tenu à assumer les responsabilités. Le disfonctionnement venant du régulateur, KTM a décidé d’intervenir gratuitement sur toutes les machines concernées afin de les remettre en état. La journée d’aujourd’hui sera décisive pour voir si les problèmes persistent.
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